Téteghem: un festival Energia Capoeira initiatique, ludique et… acrobatique

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Par La Voix du Nord

 

Connaissez-vous la capoeira? Ceux qui ont franchi samedi et dimanche les portes du dojo ont pu découvrir cette discipline peu connue du grand public à l’occasion d’un festival national dédié aux enfants. Et pour cause, puisqu’il s’agissait d’un « batizado » (baptême en portugais) c’est-à-dire un passage de corde qui correspond au passage de grade pour les arts martiaux.

 

Car si la danse est omniprésente dans les mouvements, la capoeira reste cependant considérée comme un art martial. D’origine afro-brésilienne, ce mélange de danse folklorique et de jeux de jambes puiserait précisément ses racines dans les méthodes de combat et les danses de peuples africains du temps de l’esclavagisme au Brésil. La lutte leur étant proscrite, ces derniers l’auraient en effet maquillée par des danses folkloriques autorisées.

 

Maître brésilien

Depuis, la discipline s’est démocratisée en séduisant un grand nombre d’adeptes à travers le monde (notamment aux États-Unis et en Europe). Mais ce n’est seulement que depuis une vingtaine d’années que la capoeira s’est réellement imposée en France. Surtout présents dans les grandes villes, les clubs sont en revanche plus dispersés à leurs périphéries. Un constat qui a amené Romuald Grandin à fonder en 2006 une association dédiée à sa pratique : Energia Téteghem. De cinq membres à ses débuts, l’effectif s’est peu à peu étoffé pour arriver aujourd’hui à 49 adhérents. Autant d’adultes que d’enfants qui ont d’ailleurs eu le privilège d’être de la partie pour le festival. Sous le regard d’un maître brésilien, Maxuel Moreira Dos Santos, et de cinq autres professeurs, une cinquantaine de jeunes, âgés de 6 à 13 ans en provenance de Paris, Lille, Boulogne-sur-Mer ou encore de l’Audomarois ont participé aux stages organisés samedi et dimanche. Deux séries d’entraînement achevé sur une « roda », illustration parfaite de ce qu’est la capoeira. La « roda » est en effet le cercle formé par les capoéristes lors des confrontations où se mêlent les chants, les rythmes brésiliens donnés par ses instruments typiques et l’expression corporelle du combat.

Des instants de communion des plus réjouissants pour Michelle Quintana, professeur stagiaire d’origine chilienne : « C’est la seconde fois que je viens ici. C’est très chaleureux, l’ambiance est familiale et en plus toutes les générations sont réunies ». Et celle-ci d’expliquer les raisons de l’engouement pour la capoeira : « Il y a beaucoup de chants, de chorégraphies et d’acrobaties. Il y a un côté ludique qui attire les enfants. Mais c’est aussi accessible aux personnes plus âgées. On peut même débuter à 45/50 ans sur la base de cours adapté ». Une initiation qui, quoi qu’il arrive, se termine toujours par un passage de corde qu’une dizaine d’enfants se sont vus remettre par leur professeur du jour.

Renseignements : Romuald Grandin au 03 28 59 06 58 ou rgrandin@hotmail.com